De Linux (deb) à Linux (arch)


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Passer de GNU/Linux basé sur Debian, à GNU/Linux basé sur Arch Linux a été aujourd'hui une sorte de libération. Pendant des années, dans les grandes lignes, je suis donc passé par de multiples branches officielles d'Ubuntu. Linux Mint (l'une de ses nombreuses dérviées) a été sûrement celle que j'ai le plus utilisée. Mais, finalement aujourd'hui, je me suis (re)plongé – sans regret – dans l'univers d'Arch Linux.

Quelle différence entre un système libre, et un autre système libre ? La manière de l'utiliser lorsque l'on s'interroge sur son fonctionnement profond.

Pourquoi Arch Linux ?

Ce qui m'a convaincu de passer à Arch Linux ? * La communauté réactive * Le système intégré du dépôt des logiciels officiels * Le second dépôt non officiel communautaire AUR ; utile, au besoin * L'impressionnant suivi des mises à jour des logiciels. * Les distributions sont en Rolling Release. On peut simpplifier ce terme par le fait qu'on installe une fois et que le support est “Very-LTS”.

Franchir la défragmentation

L'arrivée de mon nouveau mini-PC, un NUC-8 d'Intel était alors l'occasion de recommencer. Pour ce faire, l'accessibilité d'une installation était impérative, car une installation “pure” d'Arch Linux peut demander beaucoup de temps et de frustrations, même à un linuxien avec un peu d'expérience.

J'ai donc testé l'installation de Manjaro dans une machine virtuelle ; une distribution qui permet d'entrer dans l'univers de Arch Linux facilement. Seulement, Manjaro n'utilise pas les dépôts “officiels”, ce qui veut dire que le support, en cas de soucis, se fait par cette communauté. Et quel intérêt aussi d'installer Steam par défaut ? Un choix qui m'a laissé perplexe vu le nombre de dépendances nécessaires. Je me suis donc tourné vers Antergos (anciennement Cinn'Arch) qui permet aussi d'entrer facilement dans cet univers, sauf que les développeurs conservent, cette fois-ci, les dépôts officiels. Lorsque j'ai découvert et installé Antergos, après quelques tests en VM, je savais que c'était celle qu'il me fallait.

Antergos

L'installation d'Antergos est franchement impressionnante de facilité et de simplicité, tout en proposant une excellente optimisation finale aboutissant à un système relativement “pure”. Le résultat donne donc un environnement “allégé”, sans superflus de logiciels dont on ne se servira jamais. Après l'installation, aucune mise à jour à faire, car “tous les composants” sont téléchargés dans leur dernière version. Il est même possible d'utiliser un disque-dur (pas celui du système) pour y placer les téléchargements, afin de ne pas avoir à tout recommencer, si l'installation devait être refaite. Je n'ai fait qu'une seule tentative sans aucun problème. L'installation est plutôt rapide et dépendra donc du débit de son FAI.

Pour le petit détail, je trouve dommage que le live d'Antergos soit composé du bureau Gnome. Heureusement, l'installateur graphique propose de choisir son environnement parmi les plus célèbres et les plus spécifiques.

Mon environnement Cinnamon

Cinnamon, thème modifié dans Antergos (Arch Linux) (Discusion Fediverse de cette image) Ayant des besoins visuels assez spécifiques, j'ai dû m'amuser, via le gestionnaires de logiciel Pamac à essayer et tester certains assemblages. Au final, voici ce que j'ai fait. * Le thème de fenêtres Jade-1 * Le thème de bureau Thunderbolt * Le thème de Contrôles Shade of Gray

Les logiciels que vous aimez

L'utilisation d'Arch Linux par Antergos ne dépaysera pas. Habitués et néophytes ne seront pas perdus. On y retrouve à peu près tous les logiciels GNU/Linux habituels que l'on aime, et tellement plus encore. On peut donc facilement installer PlayOnLinux, Wine, Steam (entre autres pour les jeux vidéo), EasyStroke (pour les souris pleines d'acnés), Vivaldi, Firefox, Chromium, Audacious, VLC, Darktable... Vous devriez pouvoir trouver à peu près tout ce que vous voulez, même pour des utilisations plus spécifiques.

Petit mot sur AUR

AUR, pour Arch User Repository, est un système de dépôt de logiciels créé pour les utilisateurs et les développeurs. Aucun support officiel ne sera donc assuré. Il faut comprendre aussi que les logiciels que l'on peut y trouver sont proposés par les utilisateurs. Si, certains sont “officiellement” déposés par leurs développeurs, pour beaucoup d'autres, ce n'est pas le cas. Ainsi, le dépositaire peut modifier le code source sans forcément avoir de bonnes intentions, mais il peut aussi avoir les meilleures intentions et rien ne dit qu'il continuera à maintenir les mises à jour. Il faut donc utiliser AUR prudemment.

Une histoire qui peut durer ?

Le fait qu'Antergos soit de facto une Rolling Release, assure une longévité bien plus importante qu'une distribution cyclique. C'est donc clairement une solution pour Mr et Mme Michu et pour les geeks qui auront beaucoup moins de SAI (Service-Après-Installation) à assumer chez leurs proches. En ce qui me concerne, j'ai parfois envie de passer de l'autre côté du Libre (Non, pas le mauvais), avec le cousin xBSD, mais ça attendra un peu.

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