Linux. EasyStroke : configurer, mapper les boutons de souris et stylets


Avoir une souris dotée de multiples boutons supplémentaires, c'est toujours pratique au quotidien. Mais encore faut-il, qu'ils soient “reconnus” sur les systèmes GNU/Linux. C'est très rarement le cas nativement à cause de fabricants faisant souvent l'impasse sur les systèmes libres. Ce n'est franchement pas plus mal de ne pas avoir à polluer son système de “logiciels kikoolol” propriétaires, mais on peut quand même regretter que les matériels périphériques ne soient pas plus ouverts.

EasyStroke : mapper tous les boutons de souris et stylets

Heureusement, il existe pour les libristes, EasyStroke, développé par Thomas Jaeger. Il s'agît d'un logiciel graphique libre qui permet de “mapper” les boutons inactifs des souris et des stylets. Même si, son développement semble bien au point mort depuis 2013, il fonctionne toujours aussi bien aujourd'hui, et promet une belle stabilité et de très bonnes idées et fonctionnalités, dont beaucoup de fabricants de périphériques devraient s'inspirer. Dans cet article, je vais vous aider à comprendre son fonctionnement. Pour ma part, je m'en sers pour configurer ma souris Logitech M560, que l'on m'a offert.

Précautions d'installation

Sachez que vous n'aurez pas besoin d'installer xbindkeys, xev et autres réjouissances qui se configurent manuellement en éditant des fichiers. Si vous avez déjà configuré vos périphériques avec ces logiciels qui demandent de mettre les mains dans le cambouis numérique, vous aurez des difficultés supplémentaires car votre configuration manuelle empêchera easystroke de fonctionner correctement et de reconnaître vos boutons. Je vous recommande donc de revenir à une configuration par défaut.

Installer Easystroke dans Linux

Pour installer EasyStroke, c'est simple, puisqu'il se trouve dans une grande majorité de logithèques. Sinon, on peut gagner du temps avec une commande dans un terminal pour les systèmes à base débian, à vous de voir.

sudo apt install easystroke

Avec Arch Linux, de souvenir, il n'est pas présent dans les dépôts de Manjaro. Mais, comme il se trouve sur les dépôts officiels d'Arch Linux, on le trouve facilement sur beaucoup d'autres distributions Archienne.

Fonctionnement et programmation des touches / boutons

Dans EasyStroke, vous trouverez un onglet “Action” et un onglet “Préférences”. Commencez, avant tout, par l'onglet des préférences. Cliquez sur “ajouter” dans l'espace “boutons supplémentaires”. Une fenêtre s'ouvre dans laquelle vous allez enregistrer et référencer au coup par coup vos boutons dont vous allez vous servir, comme celui qui vous servira à enregistrer et commander des actions en créant des gestes. Profitez-en pour ajouter de nouvelles combinaison de touches, en combinant touches de clavier et boutons de souris... Voilà ce que ça peut donner sur l'image... Avec ma M560, le bouton supplémentaire du milieu est reconnu comme le numéro 2, et c'est avec lui que je “dessine” mes commandes d'action... Ici, on référence seulement ses boutons et ses futures combinaisons de touches pour pouvoir assigner après ses raccourcis à ces boutons.

EasyStroke Choose buttons to use

Voilà, maintenant, pour assigner ces combinaisons enregistrées à vos futurs raccourcis et commandes préférées, rendez-vous dans l'onglet “Actions”. Vous trouverez deux espaces.

Voilà un exemple de ma configuration.

EasyStroke mapped buttons

La reconnaissance gestuelle sur un bouton de souris

EasyStroke permet donc de bêtement assigner les fameux raccourcis clavier ALT+Flèche gauche ou droite à un bouton de votre souris. Mais vous pouvez aussi créer des gestes ou dessins, assignés au bouton de geste de la souris configuré dans l'onglet préférences. La reconnaissance gestuelle fonctionne simplement en maintenant appuyé ce bouton (fonction “Temps mort”), tout en dessinant une figure, comme un “O”, un “L”, un 'P”, etc. Les combinaisons et possibilités sont à la limite de vos besoins et de votre imagination. De nombreuses autres fonctionnalités plus pointues sont possibles, comme la gestion d'exceptions, les timings...

Même si c'est optionnel ; sachez que vous pourriez avoir besoin d'installer “CellWriter” présent dans les dépôts. Enfin, comme le précise l'article de timelessguru, pour certaines combinaisons de touches spéciales avec les claviers, xdotool et wmctrl sont nécessaires, car non pris en charge par easystroke.

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